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ans la foule des petits métiers, parmi les artisans qui peuplent la cité, quelques activités émergent du siècle écoulé et marquent de leur empreinte la mémoire caennaise.
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u début du 19ème
siècle, Caen est un port modeste, difficile d'accès. De
nombreux projets se sont succédés, visant à rendre l'Orne
navigable. En mai 1811, Napoléon, qui en a parcouru à cheval
les rives jusqu'à Ouistreham, ordonne des travaux d'aménagement
du port et l'étude d'un canal. Prés de Vaucelles, sur le
chantier de construction navale du
" Poigneux ", le journal de Dufour annonce,
en juin 1812, le lancement d'un bateau, qui " était
sur les chantiers depuis dix ans environ ".
La Pierre de Caen

'extraction
de la pierre de Caen s'est éloignée des quartiers
Saint-Gilles, Saint-Julien, Vaucelles, en direction des hameaux
alentour, de la Maladrerie ou d'Allemagne (Fleury-sur-Orne).
Précédant les maçons, menuisiers, charpentiers, couvreurs, les
dizaines de carriers et de tailleurs de pierre constituent les
premiers maillons de la chaîne des corporations sollicitées sur
les chantiers de la ville : l'hôtel de préfecture, les
casernes, les quais, les ponts sur l'Odon, les restauration
d'églises, la reconstruction de l'Hôtel-Dieu...
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La Porcelaine

lusieurs propriétaires
s'étaient associés en l'an VII (1798) pour fonder une
manufacture de porcelaine qui devait rapidement prospérer.
" La blancheur de la pâte, l'élégance des
dessins et l'éclat des couleurs " justifièrent
l'admiration de l'annuaire du Calvados (publication du
Conseil Général) et des récompenses lors d'expositions.
L'entreprise occupe bientôt soixante-dix ouvriers, prés de
l'église de Vaucelles. Mais cette production d'art, languissante
en raison des guerres de l'Empire, voit sa renommée éclipsée
par l'ouverture de la manufacture de porcelaines de Bayeux, en
cette année 1812. Les actionnaires décideront la dissolution de
la société deux ans plus tard.
Les Métiers du Textile
a
" manufacture de dentelle " occupe entre 6 et
7000 personnes dans le seul arrondissement de Caen. Les femmes et
les petites filles travaillent chez elles ou sur le pas de la
porte, pour la majorité, mais un certain nombre rejoignent
chaque matin des ateliers. Ainsi, M. Bonnaire fait travailler une
centaine de personnes en atelier sur le millier qu'il emploie en
1812. Cette main d'uvre est occasionnellement employée aux
travaux de l'agriculture.
La Bonneterie
'autre branche
essentielle de l'industrie de la ville de Caen en 1812 est la
fabrique de bonneterie. En cinquante ans, de 4000 ouvriers
occupés à filer, dévider le coton, coudre les bas et bonnets,
apprêter, le nombre des bonnetiers ou basestamiers (fabricants
de bas) est tombé à 1500.
Le Travail du Coton
rançois Richard, né
près de Villers-Bocage, associé à Lenoir-Dufresne, multiplia
les acquisitions de couvents et d'abbayes, aussitôt converties
en manufactures. En 1806, à la mort de son associé, il allait
connaître la gloire sous le nom de Richard-Lenoir et se trouver à la
tête d'un empire industriel de 39 établissements et de 20 000
ouvriers. Implanté surtout dans l'Orne, il employait plus de 600
ouvriers dans le Calvados, à l'abbaye d'Aunay-sur-Odon. En 1807,
Richard-Lenoir installe une filature de coton dans l'ancien
couvent des Ursulines, rue Saint-Jean. Le tissage de coton
dépendant de cette filature occupe, en 1811, 950 ouvriers depuis
l'âge de 10 ans.
émoire de la principale
activité industrielle du département, le textile, quelques
gravures représentant les costumes des femmes de Caen et des
environs au 19ème siècle ont pu être conservées.
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