Samedi 19 janvier, 20h
|
théâtre de Caen
|
Spectacle accessible dès le collège durée : 1h50 |
Schumann-Dvorák
La Chambre Philharmonique |
|
|
|
direction Emmanuel Krivine
David Guerrier, Antoine Dreyfuss, Emmanuel Padieu,
Pierre Turpin, cors
Robert Schumann (1810 – 1856)
Ouverture, Scherzo et Finale, opus 52
Konzertstück pour quatre cors et orchestre, opus 86
Antonín Dvo?rák (1841 – 1904)
Symphonie n° 9 en mi mineur “Du Nouveau Monde”, opus 95
|
Le succès de la Symphonie n° 9 “Du Nouveau Monde” de
Dvo?rák ne s’est jamais démenti. C’est cette partition extravertie,
pleine de verve et d’entrain, qu’Emmanuel Krivine et sa Chambre
Philharmonique ont choisie pour leur passage cette saison
au théâtre de Caen. Deux pièces de Schumann complètent le
programme. La formation est de celles qui s’adaptent à chaque
style et à chaque époque. Elle fait ici le pari du grand écart entre
l’ancien et le Nouveau Monde.
En 1892, Antonín Dvo?rák accepte de quitter sa Bohême natale avec femme
et enfants pour New York, dont il doit prendre la direction du conservatoire.
Il a souvent voyagé, mais jamais aussi loin, ni aussi longtemps. S’il souffre,
en terre américaine, du mal du pays, son séjour est l’occasion de mille
découvertes, notamment celle des musiques des Noirs et des Indiens. C’est
dans ce pays d’adoption qu’il écrira son oeuvre la plus célèbre, la Symphonie du Nouveau Monde, créée en décembre 1893.
Les deuxième et troisième mouvements de cette symphonie se nourrissent
en partie du poème d’Henry Wadsworth Longfellow, Le Chant de Hiawatha,
un récit d’inspiration indienne. Pour ce qui est des thèmes, Dvo?rák dira :
“J’ai simplement composé des thèmes à moi, leur donnant les particularités
de la musique des Noirs et des Peaux-Rouges.” L’oeuvre est à cheval entre
les deux mondes : mi-tchèque, mi-américaine. Tandis que sa forme en quatre
mouvements, héritée de la musique germanique, est des plus classiques,
que le style du compositeur, habitué des thèmes à consonance populaire, y
est partout reconnaissable, elle résonne à nos oreilles d’une imagerie un
peu Far West qui a sans doute fait son succès et a peut-être ouvert la voie à
une musique proprement américaine, affranchie des influences européennes.
Contemporain du Konzertstück pour piano et orchestre, le Konzertstück pour
quatre cors fut composé en 1849 et créé à Leipzig le 25 février 1850. Cette
oeuvre est essentielle pour l’histoire du cor car elle révèle une virtuosité
novatrice de cet instrument. Son écriture personnelle et ardente s’inscrit
dans l’une des périodes les plus fécondes de Robert Schumann, jugeant
cette oeuvre comme l’une de ses “meilleures choses”.
Ce spectacle fait partie du Duo n° 2 (tarif spécial).
Un spectacle présenté en partenariat avec France Bleu Basse-Normandie.
Mécénat Musical Société Générale est le mécène principal de la Chambre Philharmonique.
La Chambre Philharmonique est subventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication.
Production : Instant Pluriel.
|
 |