Opéra
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Jeudi 6 mars, 19h
Samedi 8 mars, 19h

théâtre de Caen

spectacle en italien surtitré en français
durée : 4h30

 

Jules César en Egypte
George Frideric Handel (1685-1759)
 

 

Dramma per musica en trois actes
créé le 20 février 1724 au King’s Theatre de Haymarket à Londres
livret de Niccolo Francesco Haym d’après Giacomo Francesco Bussani

Les Siècles
direction musicale François-Xavier Roth

Delphine Galou, Jules César
Ingrid Perruche, Cléopâtre
Elodie Méchain, Cornélie
Stéphanie d’Oustrac, Sextus
Damien Guillon, Ptolémée
Riccardo Novaro, Achillas
Artur Stefanowicz, Nireno
Xavier Szymczak, Curio

mise en scène Yannis Kokkos
collaboration à la mise en scène Stephan Grögler
assistante à la mise en scène Marielle Kahn
dramaturgie Anne Blancard
mouvements chorégraphiés Richild Springer
décors et costumes Yannis Kokkos
lumières Patrice Trottier


Fidèle du théâtre de Caen, Yannis Kokkos met en scène avec le talent qu’on lui connaît (Iphigénie en Tauride, Hänsel et Gretel, Pelléas et Mélisande) l’opéra le plus populaire de Handel, Giulio Cesare in Egitto, qui bénéficie dans cette production d’une éclatante distribution et du nouvel ensemble baroque Les Siècles, fondé et dirigé par l’excellent François-Xavier Roth.

Composé en 1723 et créé au King’s Theatre de Haymarket à Londres le 20 février 1724, Jules César en Egypte valut à Handel un triomphe immédiat et durable. Sur le thème des amours de César et Cléopâtre, Handel écrit sur les mots de son librettiste Niccolo Francesco Haym une musique constamment inspirée qui vaut par la qualité de l’invention mélodique et la richesse de l’orchestration, mais aussi par la subtilité avec laquelle les différents personnages sont caractérisés. Musicologues et exégètes vantent la qualité proprement shakespearienne de l’oeuvre, ce qui montre la capacité du compositeur à s’inscrire dans la tradition anglaise et à prendre ses distances avec l’opera seria et ses conventions. La dimension humaine des personnages mis en musique tranche singulièrement, il est vrai, avec les marionnettes virtuoses que le public avait alors l’habitude d’applaudir, ce qui n’exclut pas la nécessaire virtuosité de certains airs lorsqu’il s’agit d’évoquer la jalousie ou la vengeance.

Toujours respectueux de la musique, Yannis Kokkos prend cependant ici ses distances avec le XVIIIe siècle pour nous transporter dans une Egypte revue par Hollywood dans les années vingt ou trente, à moins qu’il ne s’agisse de l’Egypte des palaces imaginés par Thomas Cook à la fin du XIXe siècle pour de richissimes voyageurs férus d’orientalisme et en quête d’émotions délicates sur les bords d’un fleuve de légende…



Nouvelle production de l’Opéra national de Lorraine en coproduction avec le théâtre de Caen.
Les représentations au théâtre de Caen bénéficient des soutiens du ministère de la Culture et de la Communication– DRAC Basse-Normandie et du conseil régional de Basse-Normandie.

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