Théâtre
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Mardi 12 février, 20h
Mercredi 13 février, 20h
Jeudi 14 février, 20h
Vendredi 15 février, 20h

théâtre de Caen

 

La Seconde Surprise de l'amour
Marivaux (1688-1763)
 

 

avec
Clotilde Hesme, Audrey Bonnet, Pascal Bongard, Roger Jendly, Micha Lescot (distribution en cours)

mise en scène Luc Bondy
dramaturgie Peter Sturm
collaboration artistique Jeff Layton
décors Karl-Ernst Hermann
costumes Moidele Bickel


Si, longtemps, le répertoire marivaldien a pu être jugé frivole, trop léger ou compliqué, on s’accorde à lire maintenant, dans cette abondante production théâtrale, un art de la prise de parole et une étude du sentiment amoureux.

En mettant en scène cette Seconde Surprise de l’amour, Luc Bondy nous convie à entrer dans le mouvement de ces personnages qui disent l’amour, partagent leurs émotions avec une infinie finesse de la parole. D’autres ont admiré cette rhétorique de la conversation, chère à Marivaux, qui dans ses comédies d’intrigues, comédies morales ou amoureuses, crée un charme envoûtant. Réunis par les larmes, du deuil pour une comtesse, de l’abandon amoureux pour un jeune chevalier, une estime va naître entre les deux êtres. Ils s’aiment mais ne le savent pas encore. Ici, ce n’est pas tant ce qui se dit qui compte, que la manière dont on le dit, et ceux qui osent le dire sont souvent les valets : Lisette et Lubin s’y entendront pour leur ouvrir les yeux. Plus que leurs maîtres, dégagés de préjugés et rompus au langage du corps, ils osent un verbe spontané. Les moyens de séduction mis en oeuvre, pour élégants qu’ils soient et en conformité aux bonnes moeurs, ne sont pourtant pas dénués d’une brutale efficacité, voire d’une certaine violence.

Les metteurs en scènes modernes se sont donc attachés à ce théâtre des mots d’amours et des maux de l’amour. Luc Bondy, connu pour ses goûts éclectiques, capable de passer des classiques aux contemporains, à l’opéra, au théâtre ou à l’écran, ne pouvait que se laisser séduire par ce précurseur des variations du discours amoureux. Son approche libre de la psychologie des personnages et du texte nous mène loin d’un gentil badinage. Plus qu’un simple marivaudage.


Côté Lux La Fausse suivante – film de Benoît Jacquot (2000–France) mardi 19 février à 20h.


Coproduction Théâtre Vidy-Lausanne, Théâtre des Amandiers– Nanterre, Wiener Festwochen, Ruhr Triennale, MC2-Grenoble scène nationale, Centre dramatique national Angers-Pays de la Loire, théâtre de Caen, Théâtre de Namur.
Avec le soutien du Festival d’Automne à Paris.
Production déléguée Compagnie des Petites Heures / Théâtre Vidy-Lausanne.

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