Mardi 20 mai, 20h
Mercredi 21 mai, 20h
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théâtre de Caen
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chanté en allemand, surtitré en français Jauge limitée Spectacle accessible dès le collège durée : 1h30 |
Der Kaiser von Atlantis
Viktor Ullman (1898-1944) |
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opéra en un acte
créé le 16 décembre 1975 au Bellevue-Theater à Amsterdam
livret de Peter Kien
L’Ensemble de Basse-Normandie
direction musicale
Olivier Dejours
Christophe Gay, l’empereur Overall
Till Fechner, le haut-parleur, la mort
Valérie Debize, Bubikopf
Simon Kang, Harlekin, un soldat
Aurore Ugolin, le tambour
mise en scène
Charles Tordjman
décors et costumes
Vincent Tordjman
lumières
Christian Pinaud
maquillages
Cécile Kretschmar
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Der Kaiser von Atlantis est sans doute le chef-d’oeuvre de
Viktor Ullmann, compositeur déporté dans le camp-vitrine de
Terezín, où il donna naissance à ses partitions les plus importantes,
puis à Auschwitz, où il mourut. Un opéra que les circonstances ont
voulu de dimensions modestes, une oeuvre d’une force colossale.
« Est-il vrai qu’il y a des paysages jamais dévastés par les trous d’obus ? »,
se demandent un soldat et une jeune fille amoureux. L’empereur Overall a
institué la guerre totale mais les obus sont devenus dérisoires ; la Mort
elle-même l’a décrété, refusant sa propre industrialisation et s’élevant
contre des humains qui ne la respectent plus : désormais plus personne ne
mourra. Le pays est sens dessus dessous, et la Mort finit par promettre de
délivrer le peuple de ses souffrances à une condition : que l’empereur
tyrannique accepte de mourir le premier.
L’Empereur de l’Atlantide ou le refus de la mort a été composé à Terezín,
« ville-modèle » à l’activité artistique intense bâtie par les nazis en guise
de vitrine, en fait antichambre d’Auschwitz, où le compositeur Viktor
Ullmann et son librettiste Peter Kien étaient déportés. La représentation
prévue à Terezín n’y eut finalement pas lieu et les deux hommes moururent
à Auschwitz en 1944. L’oeuvre ne fut créée qu’en 1975, à Amsterdam.
Parabole sur la mort et le totalitarisme en forme de terrible mise en abîme,
Der Kaiser von Atlantis est une oeuvre saisissante parce qu’elle témoigne
d’un geste vital de création, d’une expressivité et d’une finesse musicale
remarquables. Sans oublier le contexte de sa naissance, Olivier Dejours et
Charles Tordjman ont voulu laisser parler l’oeuvre d’elle-même, sans la
surcharger de références. Ce faisant, ils ont créé un spectacle bouleversant,
conte macabre qui s’adresse à tous.
Côté coulisses Le Mémorial de Caen propose deux ateliers : “Le masque
de la barbarie, le ghetto juif de Theresienstadt” et “Sublime et abjecte : la
voix”
Coproduction Théâtre de la Manufacture, Opéra national de Lorraine, Cité de la musique, reprise par le théâtre de Caen et le Grand Théâtre de la Ville
de Luxembourg.
Les représentations au théâtre de Caen bénéficient des soutiens du ministère de la Culture et de la Communication– DRAC Basse-Normandie et du
conseil régional de Basse-Normandie.
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